La dernière fois que j’ai mouru

 empathie1

La dernière fois que j’ai mouru !

Ça vous semble surréaliste comme propos. Enfin, c’est ce qui devrait vous passer par la tête, surtout si vous êtes complètement enfumé par ce qu’on raconte sur ce sujet.

Ceux qui racontent, tout comme ceux qui se taisent, s’en foutent, n’y comprennent rien, n’en savent pas plus l’un que l’autre.

Personne ne sait, personne. Sauf moi ! Et si je le sais c’est bien parce que ça m’est arrivé plusieurs fois. Étrange, n’est-ce pas ?

D’abord vous vous dites que je suis complètement allumé, voir fou. Puis vous vient à l’esprit que sûrement je rigole et même que je pourrais plaisanter. Ensuite s’enclenche l’idée que je pourrais tenter de me payer votre tête. Là, vous rigolez moins et s’insinue l’idée que si je continue, la gifle va tomber. Ça vous énerve, je le sens dans vos yeux qui me lisent. Mais patientez encore quelques secondes et la réponse va tomber, comme ça, d’un coup. Et vous croirez mon propos.

Du coup, vous continuez à lire, parce que, curieux comme vous êtes, vous voulez savoir. Ce n’est pas un défaut, bien au contraire. On souhaite tous savoir ce qu’il y a après, si on va revenir ou trouver un monde meilleur, ou rien du tout.

Donc, curieux moi aussi, j’ai voulu savoir et pour cela, j’ai franchi le pas, je suis mouruté.

Rien de plus simple, on oublie de vivre, de respirer, de penser, ressentir, d’exister. Ici, il ne s’agit pas de suicide car c’est trop définitif. Il s’agit de faire comme beaucoup de gens l’ont fait depuis des siècles et continuent à le faire de nos jours :

Faire semblant de vivre, ne pas considérer la réalité du vivant, occulter la beauté du monde, la souffrance des autres, voir les laisser crever, être un salaud quoi… Plus haut se lisait que ça m’était arrivé plusieurs fois, c’est vrai.

Pas plus tard qu’aujourd’hui. Un autre salaud insultait ma personne, il n’a pas eu mon soutient, il n’a pas eu droit à autre chose que mon mépris. Je lui aurais bien proposé de l’encadrer, mais c’était lui porter trop de considération. Du coup, en rejetant toute empathie envers lui, s’est ouvert la voie d’une petite mort intérieure.

Ce n’est jamais facile de trouver la voie d’une sagesse constante. Il est nécessaire de laisser mourir en soi quelques douleurs pour mieux connaître la vie afin de l’apprécier à sa juste valeur. Car dans la vie, pas de compromis, on a que soi-même.

Moralité : On a rien à espérer des salauds, rien. Sauf peut-être d’apprendre à ne pas devenir comme eux.

Mais c’est possible que vous aussi soyez mouruté plusieurs fois…

Trop de gens pensant être des adultes, croient que la bonté, l’empathie, la générosité, etc… sont réservées aux monde enfants.

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Ce monde là

Juste après, semblant se poser sur le haut de sa tête noire et brillante comme un café brûlant, le flamboiement pastel multicolore du couchant soleil.

Allongé sur le sable gris de la cour, il me plaisait d’imaginer cet arrière plan sensuel offrant un spectacle où l’univers entier viendrait célébrer l’instant. Il n’y a que le mur taché. Lire la suite

La main

doudou chemin

A main gauche, le chemin de la forêt verte. Là où se cachent toutes les bêtes apeurées par les sauvages humains. Parce que les hommes et leurs petits qu’ils y emmènent fracassent tout au passage. C’est à moi disent-ils, c’est à moi. Même leurs frères n’y ont pas droit.

Jamais ils ne se demandent s’ils prennent tout ça à quelqu’un ou quelque chose de vivant. Non ! Pourquoi le feraient-ils d’ailleurs ? Ils s’approprient !

A main gauche, c’est côté cœur. Là où se cachent les enfants apeurés par la forêt et ses bêtes sauvages qui attaquent n’importe qui pour manger son corps. Sans demander si elles prennent la vie de quelqu’un. Non ! Pourquoi le feraient-elles d’abord ? C’est la faim qui les guide.

A main gauche, son Doudou s’accroche à sa main, par l’oreille ou le pantalon. Quand il en porte un. C’est celui à qui tout se confie, sans regret, sans aucune loi, juste comme ça car il n’y a a tuer que la peur, sa propre peur des bêtes et des humains. Tous ces sauvages qui brûlent tout le vivant. Même celui du cœur des enfants.

A main gauche du Doudou, le chemin des rêves, là où s’affrontent les dragons et les fées. Pour de faux, même si pour les petiots, rien n’est plus réel, plus vrai que ça. Jusqu’au jour où il est perdu au hasard de la vie sur un chemin d’adolescent égaré.

A main gauche, le chemin de la nature.

  • A main droite, qu’est-ce qu’il reste, Maman ?
  • A main droite, mon cœur, il reste tout ce qui ne durera que le temps des humains.

©2016 Jean Marie Albert – Reproduction interdite – Tous droits réservés

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Les flammes de la vie

ange Noor  (2)

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Tu sais, tout ce que j’ai pu faire, dire, penser et même omettre n’échappera jamais à l’oubli et ceci, tout ceci ne reviendra jamais nulle part, jamais.

Traîneront  encore en fumerolles quelques instants, un peu d’arômes, de saveurs au dessus des vagues sensuelles du souvenir. Uniquement ceux que j’aurais posés  dans vos mains, vos yeux, vos cœurs et pour toi aussi ce sera pareil, comme pour tous les autres. Lire la suite

Panne du monde

Panne du Monde

 

L’enfant – Maman, papa, qui peut m’expliquer pourquoi les gens meurent de faim, de soif, de maladie, de catastrophes naturelles pendant que d’autres se mentent, se volent, s’entre-tuent ?

L’adulte – Il y a aussi tous ceux qui créent, construisent, donnent la vie,… Lire la suite