La main

doudou chemin

A main gauche, le chemin de la forêt verte. Là où se cachent toutes les bêtes apeurées par les sauvages humains. Parce que les hommes et leurs petits qu’ils y emmènent fracassent tout au passage. C’est à moi disent-ils, c’est à moi. Même leurs frères n’y ont pas droit.

Jamais ils ne se demandent s’ils prennent tout ça à quelqu’un ou quelque chose de vivant. Non ! Pourquoi le feraient-ils d’ailleurs ? Ils s’approprient !

A main gauche, c’est côté cœur. Là où se cachent les enfants apeurés par la forêt et ses bêtes sauvages qui attaquent n’importe qui pour manger son corps. Sans demander si elles prennent la vie de quelqu’un. Non ! Pourquoi le feraient-elles d’abord ? C’est la faim qui les guide.

A main gauche, son Doudou s’accroche à sa main, par l’oreille ou le pantalon. Quand il en porte un. C’est celui à qui tout se confie, sans regret, sans aucune loi, juste comme ça car il n’y a a tuer que la peur, sa propre peur des bêtes et des humains. Tous ces sauvages qui brûlent tout le vivant. Même celui du cœur des enfants.

A main gauche du Doudou, le chemin des rêves, là où s’affrontent les dragons et les fées. Pour de faux, même si pour les petiots, rien n’est plus réel, plus vrai que ça. Jusqu’au jour où il est perdu au hasard de la vie sur un chemin d’adolescent égaré.

A main gauche, le chemin de la nature.

  • A main droite, qu’est-ce qu’il reste, Maman ?
  • A main droite, mon cœur, il reste tout ce qui ne durera que le temps des humains.

©2016 Jean Marie Albert – Reproduction interdite – Tous droits réservés

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