Le fauteuil 3 suite

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Au fond du trou, l’uchronie dormant au fond du canapé commençait à ronfler trop fort pour les fragiles esgourdes du chatwentyone (esgourdes=entendez les zoreilles) . Et oui, un canapé ça ronfle, ne vous en déplaise. Mais c’est normal, ça ne fait que dormir. Vous l’ignoriez? Ça ne m’étonne pas de vous. Lire la suite

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La Boîte du Père

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Déposition de Mr X

On m’appelle… enfin on m’appelait… Quoique depuis quelques minutes je ne sais plus quel est mon prénom. Mon père, cher et tendre père vient de m’annoncer qu’il n’était pas mon père. Que quelques informations se trouvaient dans la grande boîte de bois fleuri. Ensuite, comme il a toujours été très discret, il n’a rien trouvé d’autre que de mourir, comme ça, en perdant son dernier souffle alors qu’il me regardait tendrement. Lire la suite

L’Enquête lunaire

Dans le cadre de l’Agenda Ironique de novembre, un petit concours amical est lancé chaque mois. Y participe qui veut. Bienvenue 🙂

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Votez, faites voter, commentez… 🙂

Résultats fin novembre

Voici en dessous le texte que je propose. Bonne lecture !

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The LoL Face of The Moon

Même dans le pire des cas, combien d’entre-nous croient encore qu’un destin improbable viendra nous sauver ?

D’abord, vu les circonstances finales, il m’est apparu amusant d’écrire ce sujet afin de le partager et ainsi tenter de vous faire sourire en attendant nos derniers instants.

Pourtant, en ce jour funeste, puisqu’il est annoncé dans tous les médias depuis trois semaines qu’il serait le dernier jour de l’humanité, le lieutenant Bornard, inspecteur des mœurs dans un pays dit civilisé, – notez la subtilité ainsi que la contradiction- se préparait à  une mission d’exception.

Cette dernière, s’il la réussissait, lui vaudrait un avancement qu’il attendait depuis environ 28 ans, 11 mois et quatorze jours. C’est dire.

On notera au passage que cette progression professionnelle lui offrira l’opportunité d’occuper un des derniers fauteuils de bureau arrivé dans le hangar de l’économat pas plus tard qu’il y a trois ans. Un des rares tournant, avec siège à bascule et accotoirs réglables.

Un must selon les dires de toutes les enflures véreuses du service tâchant d’en obtenir un par n’importe quelle bassesse afin d’essayer d’éviter les escarres et de moins opprimer leurs douloureuses hémorroïdes cramoisies sur les vieux tabourets avec siège « planchu » et pieds de métal gris.

Qu’ils sont mignons ces farfelus fonctionnaires, n’est il pas ? Je pouffe …

Ensuite, cette fin du monde surviendra demain en fin d’après-midi. Il ne s’agit pas d’un volcan, ni d’un tremblement de terre, ni d’une pandémie quelconque. C’est bien pire !

En fait, la lune va s’écraser sur la terre. Trop compliqué à expliquer ici, je vous laisse imaginer le résultat.

Personnellement je penche plutôt pour le fait que Dame Lune en pince sérieusement pour Gaïa et vient se jeter dans ses bras. Elle a craqué quoi. Comme c’est romantique…

Ainsi, Sieur Bornard, lieutenant littéralement surveillant de mes deux, s’engouffre dans la toute dernière 4L Renault fourgonnette en circulation sur notre vieux continent. « LA » planque parfaite selon lui-même…

Ici, point de pouffe, juste un soupir… de désespoir. Encore que, vu la situation…

Le voilà donc parti faire entendre raison à une Maman récalcitrante qui, en public fait montre d’une audace suprême valant contravention, voir incarcération manu-militari s’il parvient, dans le square du jardin pour enfant de la cité des anges, à la surprendre en flagrant délit de tétée à son goulu et complice Bambin. Cachez ce sein que….je ne saurais boire ! Gasp !

Que pouvons-nous encore espérer d’amour en sachant ceci ou cela?

Alors, pour faire baver, rager, amoindrir, dénigrer bientôt tous ses compères d’infortune du bureau de la police, il ne trouve rien de mieux que de s’acharner sur la donneuse de lait.

Il voit tous ses pustulant collègues étranglés, bavant de jalousie par tous les orifices, les larmes éclaboussant les nombrils ventrus. Il les imagine rentrant auprès de leur âme sœur meurtrie aussi de tant d’injustice, prête à les accabler et peut-être même qu’ils se feront battre, quitter, abandonner, maudire.

Lui, il était en joie derrière son pare-brise. Ça faisait des heures qu’il attendait sa proie. La Mère infâme venait de s’asseoir sur le banc en face du soleil, portant au ciel son insignifiant poing vengeur vers l’astre indifférent du sort catastrophique que la lune réservait à tous les humains.

Une photo dans cette configuration rebelle sera du plus bel effet pour argumenter au moment de la comparution immédiate. C’est une pensée opportuniste évidemment.

A cet instant, même vous qui lisez ceci, je sens bien que l’envie de baffer cet abruti vous démange quelque peu…Pensez-le, de toutes façons vous ne pourrez pas le faire, c’est trop tard, vous n’aurez pas le temps de le trouver. Giflez le, en esprit, abondamment, vous verrez, ça fait tellement de bien. Imaginez le br

L’appareil photo sur le nez, le voilà visant la coupable de son goujat objectif. Et clic, et clic et clic et clic, clic clic. Un grand sourire aux lèvres il dégustait son plaisir en prenant photo sur photo. Tant et si bien qu’une autre maman arrivant sur les lieux venait de lever un perdreau et clamait à toute la foule du jardin d’enfant qu’un pervers maléfique trônait dans une vieille guimbarde fourgonnette en prenant des photos d’une femme allaitant un bébé.

Les esprits déjà bien échauffés par le destin pointant les couleurs les plus sombres, déroulaient le tapis d’une colère dont personne ne viendrait leur tenir rigueur. Et pour cause.

La portière ne résista pas puisque personne ne l’avait verrouillée. L’artiste photographe fut arraché de sa planque de fer en hurlant qu’il était de la police, qu’il menait une enquête et qu’il fallait faire attention car ça n’allait pas se passer comme ça… etc…

Jusqu’au moment où, une chaussure munie de son pied lui tomba sur le coin de la figure. Le rictus de fierté se mua en surprise puis en peur liquide d’abord carmin sur sa sale figure, puis en jaune malodorant sur son pantalon se déchirant soudainement au dessus des têtes d’une horde affamée avalant le précieux comme un siège de WC engouffre son étron.

La seule chose qui résiste à une meute sanguinaire, c’est le silence qui la suit. Du Mozart aurait dit le chef de l’abruti en miettes.

Sur ce, l’enquêteur se réveilla de son supplice limbique en écoutant à la radio de sa voiture les dernières nouvelles du monde. On venait de découvrir qu’un petit caillou s’était élevé du sol de la lune et s’envolait en direction de la terre. Les scientifiques débattaient en direct…

Levant les yeux de son volant, Il vit la dite Maman découvrir un sein pour l’offrir à compère bébé. Il lui fallait absolument le siège à bascule avec accotoirs réglables ! Maudits collègues, l’enquête irait à son terme…Clic, clic, clic, clic,…

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Ce monde là

Juste après, semblant se poser sur le haut de sa tête noire et brillante comme un café brûlant, le flamboiement pastel multicolore du couchant soleil.

Allongé sur le sable gris de la cour, il me plaisait d’imaginer cet arrière plan sensuel offrant un spectacle où l’univers entier viendrait célébrer l’instant. Il n’y a que le mur taché. Lire la suite

La main

doudou chemin

A main gauche, le chemin de la forêt verte. Là où se cachent toutes les bêtes apeurées par les sauvages humains. Parce que les hommes et leurs petits qu’ils y emmènent fracassent tout au passage. C’est à moi disent-ils, c’est à moi. Même leurs frères n’y ont pas droit.

Jamais ils ne se demandent s’ils prennent tout ça à quelqu’un ou quelque chose de vivant. Non ! Pourquoi le feraient-ils d’ailleurs ? Ils s’approprient !

A main gauche, c’est côté cœur. Là où se cachent les enfants apeurés par la forêt et ses bêtes sauvages qui attaquent n’importe qui pour manger son corps. Sans demander si elles prennent la vie de quelqu’un. Non ! Pourquoi le feraient-elles d’abord ? C’est la faim qui les guide.

A main gauche, son Doudou s’accroche à sa main, par l’oreille ou le pantalon. Quand il en porte un. C’est celui à qui tout se confie, sans regret, sans aucune loi, juste comme ça car il n’y a a tuer que la peur, sa propre peur des bêtes et des humains. Tous ces sauvages qui brûlent tout le vivant. Même celui du cœur des enfants.

A main gauche du Doudou, le chemin des rêves, là où s’affrontent les dragons et les fées. Pour de faux, même si pour les petiots, rien n’est plus réel, plus vrai que ça. Jusqu’au jour où il est perdu au hasard de la vie sur un chemin d’adolescent égaré.

A main gauche, le chemin de la nature.

  • A main droite, qu’est-ce qu’il reste, Maman ?
  • A main droite, mon cœur, il reste tout ce qui ne durera que le temps des humains.

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Les flammes de la vie

ange Noor  (2)

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Tu sais, tout ce que j’ai pu faire, dire, penser et même omettre n’échappera jamais à l’oubli et ceci, tout ceci ne reviendra jamais nulle part, jamais.

Traîneront  encore en fumerolles quelques instants, un peu d’arômes, de saveurs au dessus des vagues sensuelles du souvenir. Uniquement ceux que j’aurais posés  dans vos mains, vos yeux, vos cœurs et pour toi aussi ce sera pareil, comme pour tous les autres. Lire la suite