La main

doudou chemin

A main gauche, le chemin de la forêt verte. Là où se cachent toutes les bêtes apeurées par les sauvages humains. Parce que les hommes et leurs petits qu’ils y emmènent fracassent tout au passage. C’est à moi disent-ils, c’est à moi. Même leurs frères n’y ont pas droit.

Jamais ils ne se demandent s’ils prennent tout ça à quelqu’un ou quelque chose de vivant. Non ! Pourquoi le feraient-ils d’ailleurs ? Ils s’approprient !

A main gauche, c’est côté cœur. Là où se cachent les enfants apeurés par la forêt et ses bêtes sauvages qui attaquent n’importe qui pour manger son corps. Sans demander si elles prennent la vie de quelqu’un. Non ! Pourquoi le feraient-elles d’abord ? C’est la faim qui les guide.

A main gauche, son Doudou s’accroche à sa main, par l’oreille ou le pantalon. Quand il en porte un. C’est celui à qui tout se confie, sans regret, sans aucune loi, juste comme ça car il n’y a a tuer que la peur, sa propre peur des bêtes et des humains. Tous ces sauvages qui brûlent tout le vivant. Même celui du cœur des enfants.

A main gauche du Doudou, le chemin des rêves, là où s’affrontent les dragons et les fées. Pour de faux, même si pour les petiots, rien n’est plus réel, plus vrai que ça. Jusqu’au jour où il est perdu au hasard de la vie sur un chemin d’adolescent égaré.

A main gauche, le chemin de la nature.

  • A main droite, qu’est-ce qu’il reste, Maman ?
  • A main droite, mon cœur, il reste tout ce qui ne durera que le temps des humains.

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Les flammes de la vie

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Tu sais, tout ce que j’ai pu faire, dire, penser et même omettre n’échappera jamais à l’oubli et ceci, tout ceci ne reviendra jamais nulle part, jamais.

Traîneront  encore en fumerolles quelques instants, un peu d’arômes, de saveurs au dessus des vagues sensuelles du souvenir. Uniquement ceux que j’aurais posés  dans vos mains, vos yeux, vos cœurs et pour toi aussi ce sera pareil, comme pour tous les autres. Lire la suite

Le Dernier Rien

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Le temps qui passe

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Nulle part, nulle part. C’est si loin d’ici que…
Aucun rivage et pas d’embruns parfumés.
Avec la vieille marée du temps s’enfuyant au delà des autres
même la dernière résurgence de l’île ultime
se noiera dans les flots de l’oubli.
L’océan de la mémoire éteinte emportera
jusqu’au suprême néant les rires et l’amour,
tout l’amour porté dans les cœurs les plus purs.
Le pic de la haute opinion qu’on a de nous-même
se brisera aussi par les lames éternelles de l’infini silence d’après.
Dans l’immensité flotteront quelques éclats de pierre
et peut-être que ce cœur gravé en son creux
ira porter l’image de notre amour jusqu’aux frontières
d’un nouvel univers perdu au milieu de rien.
C’est, s’il doit en être un, le seul espoir.
Nulle part, nulle part. C’est si loin d’ici que même la pensée s’y perd.

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La nuit des Dingues 3 Bucoliques instants

 

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Bucoliques instants

Normalement, une porte fermée laisse tous les autres dehors. Sauf que là, on est toujours dehors. Sous un auvent boisé, tuilé de rondes couvrant quelques compositions florales fanées, suspendues et d’autres plus animales, desséchées aussi. Lire la suite

Un matin, Anne Sila

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anne sila

C’était un matin, tôt, très tôt. De ces matins où le destin vous heurte comme une gifle du vent chaud d’été. Quand l’air vous manque, que l’espace se comprime sur vos côtes en enserrant votre cœur au creux d’une poigne de fer. Quand la lumière se propageant autour révèle dans la tendre couleur d’un regard tout le sublime que la vie peut nous livrer. Comme ça, simplement, un rêve soudain qui réclame sa larme, parce que le cœur, c’est fait pour ça, vibrer. Lire la suite