Le fauteuil 3 suite

gadoue

Au fond du trou, l’uchronie dormant au fond du canapé commençait à ronfler trop fort pour les fragiles esgourdes du chatwentyone (esgourdes=entendez les zoreilles) . Et oui, un canapé ça ronfle, ne vous en déplaise. Mais c’est normal, ça ne fait que dormir. Vous l’ignoriez? Ça ne m’étonne pas de vous.

En plus, dans le petit conduit de gadoue, le Dodo pataugeait tout ce qu’il savait. En fait, il ne sait ni voler, ni nager, ni marcher. C’est tout juste s’il sait ramper. Il fait semblant, je sais, j’en suis un aussi. Un qui fait semblant. :-p

Quant au chat -Tractopellifère 21- peu enclin à salir sa pelisse, il préféra faire une pirouette cacahuète afin d’échapper à tout ce tintamarre Tintinabuleur clapotifèriste.

Oui, les mots glissent leurs phonèmes et autres monèmes en entre-chatiférant autant qu’ils le peuvent.

Le Dodo pointant son bec hurla par dessus tout ceci en clapotant, baragouinant, flatulent, tambourinant.

C’est ici qu’on peut légitimement dire qu’il porte très bien son nom scientifique : Raphus cucullatus .

Du raffut, il en faisait encore plus que la machine à godet qui commençait à effondrer de son poids mastifortiche et de toute sa chiche le périmètre de l’abîme boueux.

C’est aussi là qu’on se pose la question  où on se demande où va donc rouler la pelle à godet.  » c’est qui ce godet au fait ?  »

Fouchtra, le canapé n’en croyait pas ses accotoirs, ( les accoudoirs c’est pas sur le fauteuils de salon hein) :-p :-p :-p

Il ouvrit un large bec et laissa tomber… euuuuh Sieur La Fontaine, excusez de le confondation. Mais dans l’élan, non pas le cousin du caribou, l’élan, le mouvement, la vitesse de déroulement des faits notoires du soir au fond de ce trou noir, que pourrait-on bien y voir d’autre ?

Je pensais à la fontaine qui pourrait bien me débarrasser de toute cette terre et j’ai dévissé de l’esprit, car de là où vous lisez, le sort s’acharnant sur moi, il serait fort à parier que je vais finir au fond du trou de l’abîme. Pas le même, pas celui-là, l’autre, la taule, le gnouf, la prison.

Car si bien pourvu en comptes à rendre, je ne vois guère d’autre voie à rencontrer quand je devrais répondre aux occupants surchevronnés et certainement enmoustachés de la marée chaussée qui arrive toute sirène hurlante et galopant sous une jolie pluie battante illuminée par intermittence avec le gyrophare bleu tournoyant gaiement au dessus de leur képi poilu. ( Si, si, dans l’histoire qui est totalement vraie, les couvre chefs sont poualu a donf.

On se demandent tous ce qu’il va bien pouvoir arriver quand les gens d’armes vont sauter sur ma mine déconfite, vus les circonstances et les méchancetés qui empuantissent l’atmosphère de nos instants 2016 èsques, ça promet cher de chair…

Il se présente, rondelé comme le fromage, et moustachu comme zorro. Il dit s’appeler Garcia, qu’il est sergent et qu’il n’est pas sourd puisqu’il a entendu le boucan.

Je lui répond que je suis muet en le saluant bien bas  et en profite pour prendre la « poutre » d’escampette. ( Du fond du trou, j’ai appelé le 118/218 et j’ai commandé en expresssss chez  dodorama une poutrelle bétonifère à me livrer rapidomoulupresto sur le parking nocturne de super marché du coin.

Après grimpette, me voilà garé au parking, comme au premier jour, celui où était le verbe, paraît-il. Ici je le partage avé le pantalon à bretelle sergentifère.

–  Sergentibus, oyez mon ami, oyez ce que j’ai à vous ouï-dire. Voilà, il faisait dodo dans le canapé quand tout à coup il se fit rouler une pelle jusqu’au fond du trou.  Ne balbutiez pas SVP, il faut tagir et mains tenant !

Tout ébaubi, il semble préparer l’examen de con fesses. On voyait bien que dans sa boîte en os il grommelait déjà sur ce que pourrait en penser le commandant Monastorio?

 

Ici, donc, je rend les armes et m’en remets à quelqu’un d’autre pour me sortir de ce mauvais pas. Faut que j’aille à la poste faire sécher mon linge…

La première partie de cette histoire se trouve là : Ici chez le Dodo

La deuxième partie de cette histoire se trouve ailleurs, vers là : Ici, chez la tartineuse gadoulifère

La troisième partie, vous venez de la lire ici. Il n’y a pas de lien vous êtes déjà sur la page :-p :-p :-p

Pour la quatrième partie, l’inspecteur flambard va encore réquisitionner dans les alentours… 🙂  :-p :()

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21 réactions sur “Le fauteuil 3 suite

  1. Pingback: Un FAUTEUIL, plus loin… | Les mots autographes

  2. Ce « fauteuil » prend des allures assez loufoques, « les mots glissent leurs phonèmes et autres monèmes » pour un récit qui ne manque pas d’imagination… 😉

    Aimé par 1 personne

  3. Pingback: Agenda ironique Novembre – deuxième mi temps et votes | La jument verte

  4. Depuis l’arrêté VANILLE-FRAISE 25847 les chats sont interdits à la consommation pour les volailles. Confirmé par décret le 11 septembre 486 avant jésus-Christ.
    Donc oubliez toute envie de les faire griller zhaut zé court.
    Jean Sébastien Bach, inventeur des fleurs, l’a confirmé en 1415, soit exactement an pour an 100 ans avant 1515.
    ça suffit de vouloir becqueter ces jolis animaux à poils, griffes zé dents. Pfff !
    Je déplussoie total devant tant de… De…. De… De…De
    Pousse le diamant sur le sillon ma puce !.
    De Sauvagerie de la part des aulx.

    Aimé par 1 personne

  5. J’en suis toute ébouriffée de ce troisième épisode où effectivement l’enquête se complexifie !
    Mon passage préféré : « enmoustachés de la marée chaussée qui arrive toute sirène hurlante et galopant sous une jolie pluie battante  » 💚💚

    Aimé par 2 people

    • Toute cette histoire se déroule de nos jours et il est possible qu’elle s’invite partout pour propager la folie qui s’en dégage… 🙂 Merci pour le tremplin à partager. L’idée m’a tout de suite plu. 🙂

      J'aime

  6. Le dodo semble mère de tous les maux !!! Jean-Marie, clairement, l’heure est grave et, au top, la petite aiguë sera plus petite que la moins grande…
    En cas d’arrestation, et au 2ème cas où on essayerait de vous soutirer des aveux, autant que ceux-ci compromettent un volatile éteint qu’une jument à la fleur de l’âge et un chat qui a toujours quelques vies en stock…
    J’en fais appel à Clémence, si vous connaissez quelqu’un qui s’appelle Clémence… Sinon, le prénom de votre choix…

    Aimé par 3 people

  7. Pingback: Le fauteuil… Suite non (encore) autorisée | Une patte dans l'encrier

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