La Nuit des Dingues

La Nuit des Dingues

La Folie ©2016 JM Albert

 

La nuit des Dingues Afin d’éviter que trop d’inconscients ne meurent,
le lieu restera cach
é du public.
La mentalit
é du siècle cherchant l’ émotion, la sensation aux tripes,
l’usurpation de notoriété, il n’est pas recommand
é pour tous ceux-là
de s’y rendre. Pour les avertis: Éclatez-vous bien… Jusque-là, tout est normal, sauf qui vous savez. Ainsi, je vous emmène en un lieu méconnu de tous, ou presque.
N’allez pas imaginer que ça n’existe pas, que c’est un piège ou une
foutaise.
Il s’agit d’aller à la découverte de gens insoupçonnés jusqu’à
aujourd’hui.
Leur comportement pourrait sembler étrange, mais il n’en est rien.
Chacun entrant en ce lieu, cette histoire se verra observé, jugé,
chassé, pourchassé, martyrisé, occis.
Vous êtes prévenus ! Cela se passe de nos jours. Le village n’a pas d’église, donc pas de curé. Nul ne sait pourquoi.
Nul en dehors de ce lieu évidemment. Personne n’y vient jamais,
car au fil du temps chacun en a oublié l’existence.
Lors de la grande peste, il aurait été décimé,complètement.
Depuis, plus personne n’a osé, tenté d’y venir. Les rues de terre siliceuse ne laissent rien pousser.
Les murs de pierres n’accroche qu’une fine poussière et quelques
araignées se font happer par les lézards rôdant sous les toitures
éventrées.
Pour les locaux, parce qu’il y en a malgré tout ce que chacun
affirme, ça leur laisse un sourire perpétuel aux coins des lèvres.
Dérangeant, surtout pour l’étranger. Il s’agit bien d’un sourire
qui en dit long sur celui qui est regardé.
Une expression qui ne vous laisse rien penser d’autre que tout à
coup, la proie, c’est vous.
Et quand le villageois a perçu que vous avez ressenti le malaise,
il s’en va en riant de plus belle, en vous laissant là, seul au
milieu de rien.
Enfin, c’est ce que vous croiriez.
Parce que vous êtes tous sourds et aveugles. Je ne vous dirai pas combien ils sont, ni comment les trouver.
Et si ces quelques mots, cette histoire vous est délivrée,
il s’agit bien de laisser fleurir en vous la peur.
Celle qui s’insinue, se faufile entre vos deux oreilles,
le long de vos bras nus, celle qui s’annonce par un courant d’air,
un bruit inattendu, un regard qui semble insister.
Parfois, même sans que rien n’effleure, elle vous annonce
qu’elle est votre prisonnière, coincée en vous, retenue,maltraitée.
Alors, dans le gargouillis de vos tripes, elle se dilue, trépigne,
pétri le ventre, comprime les intestins jusqu’à ce qu’elle sorte
en hurlant à la nuit. Cependant le souvenir de cet homme fluet, à la moustache fine,
dont le bleu des yeux fait plus penser à une aigue-marine qu’à des
iris humains,
ce souvenir, disais-je, remontera soudainement à votre esprit dés
la deuxième rencontre.

à suivre..

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©2016 Jean Marie Albert – Reproduction interdite –
Tous droits réservés

 

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4 réactions sur “La Nuit des Dingues

  1. Cela faisait longtemps que je n’étais plus passée par ici. Trop longtemps. Toujours ce ton décalé et cette plume à la fois acerbe et sensible. On peut dire que tu sais accueillir tes lecteurs :-). Je continue…

    Aimé par 1 personne

    • Merci de ton radieux passage ici Marie-Gaëlle ! 🙂 C’est vrai que parfois je les accueille par l’émotion. Pas toujours la plus douce… Je tente le déplaisir, la provocation pour les bouger hors de leurs habitudes de lecture. ici le mystère flotte et la suite est encore plus dérangeante, trouble,…ça promet quelques retours.. 🙂

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