Noir, blanc

Ça peut vous paraître de l’humour noir. Alors pas la peine de faire grise mine, tout le monde sait que c’est tirer à blanc.

Là, je vous l’écrit noir sur blanc. Une page écrite n’est plus une page blanche. Elle passe du noir au blanc et vice versa. Pas de magie noire à ça. Ne me prenez pas non plus pour un blanc bec, vous n’y verriez que du noir ou du blanc. C’est selon que vous portiez vos lunettes noires ou que vous ayez trop levé le coude sur un pti’ blanc. Ne vous fâchez pas, allons, je ne vous ai pas mis un œil au beurre noir. Ne faites pas de moi votre bête noire, Je vous ai déjà montré patte blanche. Sans vous amener à une misère noire. J’ai juste rempli des blancs, pas pour pousser au noir non plus. Juste pour sortir d’une nuit noire, carte blanche pour donner dans le blanc, plonger dans le blanc de vos yeux qui broient du noir. Vous dites tantôt blanc, tantôt noir. Je ne sais plus si je dois porter le noir  de votre humour noir, de blanc et de noir et passer encore une nuit blanche. Ce qui me laisserait dans le noir, tel un blanc bec, blanc de peur face à cette bête noire. J’essaierai d’en ressortir blanc comme un linge noir de jais, blanc comme un linge qui porte le noir, blanc bonnet ou bonnet blanc. Et une fois mort, mort parce que je broie du noir, vous pourrez récupérer la boîte noire de mes délires et vous rendre compte que vous n’étiez pas ma bête noire. Il y en a d’autres, ceux qu’on nomme aussi la bande noire des hommes d’affaires spéculant en liste noire sur le dos de tous les culs blancs et noirs. Ceux-là font de réelles messes noires, en franchissant la ligne blanche, afin de nous rendre livides, noirs. Ils prennent nos filles pour en faire des vierges noires de blanc vêtues, taillées de manière noire dans leurs cabinets noirs jusqu’à leur faire passer l’onde noire, le pot au noir. Tout ça au marché noir. C’est cousu de fil blanc. Ce n’est pas un roman noir. C’est la vie, la vraie, celle aux murs noirs de suie, celle que je vois à travers le prisme de la misère noire. Celle de la chambre noire de mon esprit la où flotte les noires, les blanches, les croches et les quart de ronde. Ce n’est pas un jeu avec la blanche et la noire. Ici vit le diable noir. Je ne tire pas au noir comme ceux qui vous font un beurre noir car cette histoire qui brûle les blanches colombes, vous fera venir des cheveux blancs.

Ces quelques mots comme du savon noir qui lave si blanc.

Ce texte de vers blancs, je vais le terminer avec cette chose qui fait faire la face noire à chacun, cette chose emplie de blanc qui coule quand on la presse et qu’on nomme un point noir.

Et même si Goya disait que dans la nature il n’y a que du noir et du blanc, qu’on soit noir, qu’on soit blanc, on a tous le sang rouge.

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