La marche naturelle des choses

De nos jours, cela signifie avoir raté sa vie. Ne pas avoir su s’en sortir alors que tout a été fait, donné, offert par la société occidentale afin que chacun puisse éviter de tomber dans cette nullité que d’être pauvre. Pourtant, ce point de vue extrêmement restrictif est partagé par le plus grand nombre. D’où l’immense difficulté à faire évoluer tout ça.
Oser regarder l’ensemble et en tirer la conclusion d’un asservissement global relèverait d’un esprit le plus vil.
Penser est interdit si cela doit être partagé. La preuve, tout ce qui n’est pas en conformité avec ce qui se vit autour est rejeté de la manière la plus abjecte. Mépris, insultes, tracas divers et insidieux, menaces, coups et blessures, quand ce n’est pas jusqu’à la mort. Le peuple aveugle s’en charge à chaque instant. Et quand on n’arrive pas à manipuler quelques imbéciles pour ça, on en paie d’autres ( contrat professionnel et redevances fiscales inclues) pour l’exécution. Et ceci, que vous parliez de paix ou non. Cf. Martin Luther King, Pier Paolo Pasolini, John Fitzgerald Kennedy, Rémi Fraisse, etc.
On notera qu’après coup, le mythe se chargera d’enrober tout ceci des merveilleuses couleurs d’un romantisme douteux et profondément cathartique, laxatif, voir fricatif analo-cérébral.
Ici, je ne parlerai que de misère. Pas seulement celle du manque alimentaire, rudimentaire, mais aussi ce qui concerne l’endoctrinement, l’incompréhension, la solitude, le racisme et toutes les souffrances appelant les réactions négatives pré citées.
Prenons l’exemple du pauvre qui, ne sachant comment admettre lui-même qu’il est démuni, se retrouvant confronté à ses contemporains vivant les même choses que lui, se sente obligé de leur faire croire qu’il vit dans l’aisance financière et qu’il s’en sort bien.
Il s’oblige tout seul à paraître ainsi parce que dans l’inconscient de chacun, être fauché, c’est être un raté, un imbécile à montrer du doigt et qu’il ne faut pas fréquenter sous peine d’être soi-même considéré comme un futur raté ou pire, un traître à la cause des justes.
Ainsi, par peur de cette maltraitance sociale, chacun s’active à consommer, s’endetter, s’impliquer dans l’inextricable complot qui consiste à acheter, même inutilement, surtout inutilement , afin de produire, plus et encore pire, en engraissant un système géré par un troupeau de misérables abrutis dégénérés qui détiennent par corruption, détournements, vols divers, escroqueries multiples , assassinats et massacres innombrables toutes les richesses du monde.
Evidemment, le peu que chacun a obtenu, personne ne veut le perdre. Ce qui concerne l’échappée de ce système ne flotte pas dans les esprits, sauf pour partir en vacances à l’étranger au travers d’un hypothétique rêve mal fichu, qui nous laisse croire que le bonheur ce serait ça : rêver et continuer à être dépendant de ce système ( retraite, rentes, etc,…) !
Les granguignolesques trous du cul se présentant comme grands sachants « politiciens, économistes, financiers, hommes d’affaires ( tu parles d’une profession !!!),conseillers de mes couilles en tous genres, politologues, journalistes vendus, penseurs lèches-cul et tous les autres suceurs d’anus à qui on saupoudre des fientes qui les embellissent, les enrichissent ( pensent-ils) , tout ce ramassis d’incultes éminemment égoïstes,parce que l’égoïsme c’est de l’inculture, vous diront, la main sur le cœur et le majeur dans le trou de votre cul, qu’il n’existe pas de possibilité de changer tout ça. Ils le sauraient. Ils le savent, puisqu’ils ne l’ont pas fait. Ce sont les fatalistes de l’histoire, des empêcheurs de vivre en paix, des bloqueurs d’évolution, des parasites du vivant, grands adorateurs des déformations de la réalité. Selon eux, ce serait la marche naturelle, obligée du genre humain que de rester complices d’un pouvoir créant tant de misère. Mais l’engrenage des choses humaines n’est point fatal comme celui de l’univers. Il est modifiable à toute minute, par l’humain lui-même. Rien n’est écrit nulle part sur ce qui nous attend, ni sur ce que nous devrions être. Et ceci quelque soit notre éducation, notre caractère, nos origines, notre sexe, notre âge.
Quant à cette soi-disant crise, une de plus dans le grand manuel des entourloupes, il me semble que la fatalité n’aura pas les apparences romancées que décrivait un certain Pouqueville dans son ouvrage « Histoire de la régénération de la Grèce » si vous persistez, comme en Grèce, à n’en faire qu’à votre tête.
La paix, c’est ce pour quoi ce sont battus tous nos aïeux. Mais pas à n’importe quel prix, parce que ce n’est pas dans la marche naturelle des choses que la majorité des gens souffrent et crèvent pendant que quelques pourritures se gavent la panse sur leurs dos. Le monde est encore en train de se faire !
Alors, politiciens et gens de pouvoir, l’on vous rappelle qu’il n’y a de fatal que la mort, alors pour la vie, laissez-nous faire ! La seule démocratie, c’est ça .

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2 réactions sur “La marche naturelle des choses

  1. je ne sais jamais trop quoi dire sur des sujets brûlants comme le tien, mais il me rappelle tout à coup que depuis des siècles nous (re) vivons la même situation. les hommes au pouvoir s’enrichissent pendant que le peuple crève. Pourquoi malgré les révolutions et les pensées (celles qui tendent vers le mieux ) ne sont-elle pas entendues par la majorité d’entre nous, quel besoin avons-nous d’oublier qui nous sommes pour vivre un simulacre d’existence ? Avons-nous peur ?

    Aimé par 1 personne

    • Fidèle et toujours généreuse d’u commentaire agréable et interrogateur. Merci infiniment Laurence pour ce présent là. 🙂
      On oublie ce passé là, les erreurs de nos prédécesseurs, ce peu glorieux car il nous montre nos faiblesses, nos impostures. On fuit au hasard des émotions, des besoins futiles et au diable les autres. L’idée nouvelle fait peur parce qu’elle propose de changer les acquis, les habitudes. Naître et découvrir ce passé n’est pas intéressant, donc on le fuit aussi. Du coup le savoir se perd et le cycle recommence sous la coupe des même salauds qui eux n’ont pas omis de transmettre, fortune, relations diverses et méthodes de soumission, d’escroqueries, d’abus, d’infamies qui leurs permettront de garder leur pouvoir et leur argent parce que ces familles au pouvoir ont créé un projet étalé sur plusieurs siècles. La descendance le peaufine à chaque génération. Le jacobinisme a muté, pas disparu de l’échiquier. Ils sont très malins.
      Quand à la peur, oui, le peuple a peur de perdre le peu qu’il a, c’est voulu, c’est pratique pour rester au pouvoir. La science est venue perturber encore plus l’enclos des bovins que nous sommes. Le savoir scientifique sur l’humain et tant d’autres domaines sont repris par ces manipulateurs qui les utilisent pour asservir chacun. Le peuple vit au présent, par nécessité, par idéologie mais surtout par habitude et pire par une contrainte invisible: Sa propre bêtise, ses propres méconnaissances, ses propres peurs ancestrales…
      Le peuple s’élève l’esprit, lentement et par sursaut de conscience il décapite les reines et les rois et tous les salauds de la vitrine. Dans l’arrière boutique, les vrais manipulateurs ont déjà disparu depuis longtemps, mais pas sans avoir déjà prévu un retour dans une autre arrière boutique.

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