Le cœur et l’esprit de l’homme qui marche en 2015 d’A Giacometti

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Le Moustérien  de Néandertal  avait lui une culture et un cerveau plus important que Sapiens dont nous sommes tous issus.  Donc, bien plus cultivé que l’immense majorité de nos contemporains. Facile à déduire vu que les médias de masse servent au troupeau de décérébrés, la soupe de ce qu’il faut croire, acheter, vendre, penser, manger et donc déféquer chaque jour.

Ah l’Occident, qu’il est beau le lavabo, qu’elle est bonne la Nabab’ila, qu’elles sont belles mes vacances dans les pays en voie de développement. Là où les barbares découpent le naïf occupant, tout aussi iconoclaste que lui-même, pour passer à la télé. Là où les miséreux savent encore recevoir parce qu’ils ont été nourris, eux,  aux dures réalités du vivant : faim, soif, pas de soin, guerres importés, destruction de leur culture, de leur nature, pillages divers et organisés, etc. En échange: Une pseudo démocratie qui ferait gerber le plus débiles des Moustériens précités.  Eux savaient enterrer leurs morts, les respecter. De nos jours, c’est tout juste si on sait qu’ils sont trépassés. Surtout s’ils n’ont rien à nous léguer.

On ne dira rien sur l’esprit commercial revendiquant en procès la paternité du logo « Je suis Charlie », ni des rebondissements nauséeux d’ex présidents de la république et autres confidents complices s’acharnant à une lutte de reprise de pouvoir national. Mais non, personne n’est dégoûté de toutes ces magnifiques et nobles actions des « sommités ». ( On ne sait pas en quoi ils sont des sommités? Peut-être au nombre de mensonges, d’absurdités électoralistes qu’ ils vomissent à la minute ?)

Avec tout ça, la plupart s’étonne que notre civilisation se désintègre, se dissolve dans les manquements à tout. L’individu ne pense plus, il gobe ce qu’on lui sert dans tous les médias de masse. Il ne savoure plus rien, se soule aux apparences, se tait quand il devrait l’ouvrir, jacasse alors qu’il ferait mieux d’aspirer au silence, écouter, comprendre en essayant d’arrêter d’ignorer qu’il est le centre de sa propre démesure, inconséquence, destruction.

Un petit nombre s’acharne à acheter et vendre tout ce qui est à tout le monde. L’eau, le soleil, le vent, l’air. Même les graines, les plantes et tout ce qui est vivant est en train d’être mis sous brevet ( Traité transatlantique). Tous les autres subissent les perversions de ce petit nombre de malades mentaux et ils se taisent. C’est dire combien notre monde occidental est débile. Plus personne ne croit à rien, mais tout un chacun s’acharne encore à certifier que tout va bien dans le meilleur des mondes. Alors qu’on assassine partout sur la planète au nom d’une religion qui promet , selon  leurs plus extrêmes et obtus représentants, l’enfermement mental , que la nature est détruite à grands coups de bulldozers, de produits chimiques, que l’inculture et la haine deviennent la règle à suivre, etc.

Avec tout ceci et ce n’est qu’un extrait de notre monde, on peut, quand on réfléchit à minima, se demander ce qu’un Giacometti  pourrait bien mettre dans le cœur et l’esprit de son « Homme qui marche » à la vue de ce vers quoi nous nous dirigeons : La décomposition de notre civilisation. Parce que chez nous, plus personne ne donnerait sa vie pour rien. Tandis que dans d’autres cultures, le ventre et la tête vide, on y est férocement converti par les bombes et autres manipulations du monde des affaires. Coupe-coupe en main, ceinture d’explosifs à la taille ou en gilet, caméra au poing comme au temps des Kappa, Chanel, Doisneau… Au fond, si l’estrade est la même, ce qui a changé, ce sont les motifs de diffusion : Les raisons de l’être et du paraître. On y a perdu vraiment beaucoup.

Pendant ce temps là, ce qu’on nomme « Les braves gens »  ronflent paisiblement dans leurs draps synthétiques en embaumant l’espace nocturne de flatulences tout aussi synthétiques que leur pensées prédigérées par d’autres.

Pourtant, en dehors des lois du marché mondial, nombre de petites gens s’organisent,  réfléchissent et s’entraident pour assurer d’un geste simple et digne un avenir à leurs enfants. Et tout ceci me réchauffe le cœur.

Jusque-là, comme disent nos penseurs télévisuels, Tout va bien…L’homme marche toujours, mais à reculons cette fois. Sapiens traîne donc aussi son fagot de lacunes…Et tout ceci me fait mal.

Jean-Marie Albert ©

 

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