La gloire des cons – Chronique de l’absurde contemporain

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Dites vous bien que si vous n’arrivez pas à toucher le cœur d’un autre, ce n’est pas de votre faute. Y avoir mis de la réflexion et du temps, des valeurs, des idées, des émotions, tout ce qui fait que c’est vraiment vous ne changera rien à cette constante effroyable d’ingratitude, d’inconscience, d’insensibilité.
Pour exemple, le comportement journalier de chacun. Égoïsme, hypocrisie, mensonge, duplicité, etc, couverts honteusement par toutes sortes de figures de style de la grammaire. La rhétorique de l’argumentation utilisée de nos jours de la pire des façons pour ne pas dire, ne pas exprimer de point de vue, de ressenti, d’idée, de jugement, etc. On appelle ça être politiquement correct. >En clair, ça veut dire qu’on n’a plus aucun courage pour appeler un chat, un chat, un con, un con, la misère, la misère, la mort, la mort.
On s’emploie à exprimer quelque chose sans le dire, sans le nommer. On s’emberlificote à surtout ne rien dévoiler, à cacher, à taire tout ce qu’on en pense, tout ce qui nous touche vraiment.
Chacun se demande bien pourquoi. Alors, je vais vous expliquer rapidement cela.
Nous vivons dans un monde où l’information circule partout, ou presque, à une vitesse inconnue jusque-là. Ce qui veut dire que la moindre fadaise sur n’importe quoi et n’importe qui traverse la planète en révélant à tout un chacun ce qu’il se passe. Tout ceci pourrait concerner chacun d’entre nous.
Ainsi, les esprits englués dans leur fiente mentale tirent la conclusion qu’il est absolument nécessaire de cacher tout ce qui nous concerne. Ceci ayant pour but de préserver leur avenir fabuleux qui consiste à n’être pas grand chose.
Il est vrai qu’avouer qu’on n’est pas grand chose sur cette planète éphémère est si difficile que la plupart ne résiste pas à se taire. Sauf pour déclamer, parfois en beuglant avec la masse qu’on est passé à la télé à une émission débile, qu’on a marqué un but du fond de son canapé, que le dernier qui a parlé à raison, etc.
Montrer dans une gloriole abrutissante qu’on a fini par devenir quelqu’un, soi-disant.
Exister dans la tête des autres, pourquoi pas. Mais en s’appuyant sur quelque chose d’infime et d’infâme, c’est une perversion, un délit mental, social, d’intelligence, de respect pour tous les autres.
Les moqueries des uns chassant les velléités des autres, il ne reste donc qu’à raconter n’importe quoi pour croire faire partie de l’histoire.
N’importe quoi, ici, consiste bien à ne surtout rien dire de qui on est vraiment.
On appelle ça une faiblesse, parfois une tare (c’est héréditaire), un manque de courage, de lucidité, d’honnêteté.
Il existe aussi des personnages allant dans certaines écoles pour apprendre à se servir de ces faiblesses et ainsi manipuler les gens sans qu’ils s’en rendent compte.
On nomme ces derniers des manipulateurs. Dans cette grande famille on peut trouver des politiciens, des conseillers politique, des publicitaires, des consultants en communication, en comportement, des managers de tous ordres,etc.
Nous pouvons inclure une bonne partie du monde clérical, politique, philosophique, sportif, artistique, ceux aussi du monde de la haute finance, des grandes entreprises, des médias, etc.
Tout cette infâme oligarchie, (entendez bien un groupe dominant) se paie la tête de chacun en laissant croire que c’est elle qui sait, que rien de mieux n’existe, que puisqu’on ne l’a pas fait et que ce que vous pensez est une erreur fondamentale puisque vous ne savez pas, c’est inutile de le faire. Eux, ils savent, ils en sont surs et certains. Enfin, c’est ce qu’ils croient, même s’ils ne savent rien de plus que vous et moi, qu’ils essaient de faire croire en nous noyant dans un fatras d’informations contradictoires, en développant ce système social débile où le pauvre doit fermer sa gueule, subir, souffrir en s’activant chaque jour à préserver ce qui existe sous peine de se voir nommer de mécréant, de voyou, d’emmerdeur, de fou, de danger public, etc.
Ces dernières années, ils nous couvrent d’informations sur leurs saloperies ( détournements de fonds divers, abus de biens sociaux, vols manifestes, escroqueries multiples en bande organisée, manipulations financières, passe-droit,etc.) pour rendre banal ce genre de comportement afin que nous puissions accepter ce genre de choses en en faisant un fait divers, une chose normale.
Tous ces fumiers fonctionnant en réseau, s’auto-congratulent, se délivrent des prix, des bénédictions, des encensements public afin de bien montrer qu’ils sont et ont le pouvoir.
De ce fait ils décident de qui, quoi, quand et où est à proclamer, soutenir, glorifier, etc. Il ne feront cela uniquement que si ça leur rapporte quelque chose de concret : argent, titre, bien, etc. Les autres, qu’ils se démerdent !
Par contre, si un infime arrive à décoller en prenant la parole sur ce qu’ils font, sont, ils finissent toujours soi en tentant de lui ôter tout crédit, confiance, etc ( les médias servent à ça,), lui interdire l’accès à ces même médias, l’attaquer de tous bords, et même aller jusqu’à lui faire avoir un accident de la vie, de la route, de santé, etc, parfois même jusqu’à en perdre la vie. L’emploi de la peur portant ses effets sur la plupart des imbéciles n’ayant rien d’autre à perdre qu’un travail débilitant, quelques biens inutiles, futiles, une vie du même acabit.
Alors, les artistes de tous bords, si vous n’obtenez pas de réponse de leur part pour faire valoir votre travail, votre talent, ne vous étonnez pas. Vous ne faites pas partie de leur monde. Ils ne vous aideront pas. Peut-être un nombre infime y parviendra, mais sous couvert d’un contrat bien ficelé vous interdisant tellement de choses que vous en serez dénaturés. Vous deviendrez l’un d’eux en regardant la plèbe secouer sa poussière de misère et en vous disant, quelle bande de cons. Mais parmi eux et toutes leurs horreurs, combien de temps tiendrez-vous ?
Cette plèbe observant, écoutant constamment ce qu’on lui dit de regarder, d’écouter, croit fermement que le bonheur c’est d’avoir et elle fera tout ce qu’elle pourra pour vous empêcher de les rejoindre et elle n’aura pas tort, mais pas pour les bonnes raisons. Elle ne vous donnera jamais d’avis sur ce que vous faites, hormis un c’est bien, c’est beau, vide de sens, empreint d’incompréhension, de jalousie aussi. Beaucoup, par manque affectif, de reconnaissance, d’oubli, et tant d’autres blessures de la vie, s’acharne à partager encore et toujours, à croire qu’un lendemain joyeux viendra les sortir de cet état. Ils se trompent tous, tous. On leur à fait croire que c’était possible parce que deux ou trois y sont arrivés, ou presque. Mais c’est un leurre simpliste, dérisoire, funeste.
Dites vous bien que si vous n’arrivez pas à toucher le cœur d’un autre, ce n’est pas de votre faute. Y avoir mis de la réflexion et du temps, des valeurs, des idées, des émotions, tout ce qui fait que c’est vraiment vous ne changera rien à cette constante effroyable d’ingratitude, d’inconscience, d’insensibilité.

L’humilité devient trop rare en ce monde.
Le plus beau des devenir, c’est d’être, soi et pleinement soi. Aime qui saura ! C’est tout.
Ne cherchez pas, la gloire, c’est pour les cons.

Copyright Jean-marie Albert ©2014 – Tous droits réservés – Reproduction interdite.

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