Le Mistral – Chronique venteuse et pleine de malice.

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 Dans le sud est de la France, nous avons le Mistral qui évolue par rafales.( autour de 100 km/h) Mistrau en Provençal. Il souffle le plus souvent par grand beau temps. Il assèche l’air et la nature en dévastant les cultures, chasse les tuiles, les chapeaux et pas que ceux des cocus du village.

  Il souffle du Massif central vers le Languedoc, la Provence jusqu’aux Baléares, en Corse et même en Sardaigne. Il lui arrive aussi de se faire appeler « Mistral noir » quand il charge le ciel d’épais cotons qui délivreront sur la terre des ondées à faire péter les mêmes cocus le cul dans l’eau.

 Dans ce grand secteur, il ouvre soudainement sa gueule et parvient à pousser sa hurlante en quelques points précis. Beaucoup diront que c’est la faute du curé qui trousse trop de robes, d’autres que c’est celle du maire qui vole trop prés des coffres à écus. De toutes Façons, il rend fou tout le monde car il vous décoiffe comme un imberbe jusque dans les ruelles les plus retirées.

Il paraît, je dis bien il paraît; qu’il lui arrive d’envoler les vaches; le maire, le curé et toujours les cocus à cause de leurs cornes géantes auxquelles ‘s’accrochent les culottes séchant au jardin. Celles toutes aussi géantes des gros culs du canton. Il fait galoper les incendies, les pancartes et soulèvent les robes fleuries des demoiselles en provoquant les sourires des vieux et des grands éclats de rire où s’engouffrent par dizaines les feuilles de platane. Ici, on l’aime et on le maudit à la fois. Comme les cocus qui empestent bien des situations, mais qui provoque aussi des plaisirs, petits ou grands. Comme par exemple quand il fait courir le Parisien derrière se serviette de plage et qui se casse la figure contre un olivier ou un grand pin parce qu’il a du sable plein les yeux. Les jours de Mistral, quand on veut faire quelque douce misère à un vilain ou un imbécile, on lui dit qu’il serait bien gentil de nous ramener la vieille culotte de la mère Boufigue si jamais elle s’attrape à ses grandes cornes. Et si on le nomme le vent des cocus, vous comprendrez bien pourquoi.

Dernière information, Dame Boufigue, c’est la seule Dame du village qui porte le moins longtemps sa culotte. A cause du nombre de fois où elle l’enlève chaque jour pour faire siffler le vent d’amour dans les têtes des faiseurs de grands cocus.

On a aussi le Vent d’Est et le Ponant. et pour les explications je reviendrai vous voir pour vous raconter toutes leurs facéties. Là, faut j’aille voir les amis car l’heure du passe tisse est bientôt finie et on a beaucoup de grandes histoires à se raconter.

Mistrau, ça se dit Mistraou. Il faut bien considérer que le ‘ou’ de la fin du mot, on ne l’entend presque pas. Rajoutez-y un sourire au coin des lèvres, un chant de cigale dans l’air, les yeux pétillants de nos belles provençales et vous aurez le vent qui vous fera siffler les oreilles.

Création Jean-Marie Albert 2014 © Tous droits réservés – Reproduction Interdite.
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