Lettre de Raoul au prési-dent

GS561EC-1

 

Mr Le Prési-dent

Cette lettre que je vous envoie, vous m’excuserez de vous la faire parvenir car je sais que vous êtes très occupé avec vos affaires d’orthodontiste.C’est ma Tata qui me l’a dit. Il paraît que vous mâchez des laitages pour vous adoucir la vie et par la même votre esprit que vous traînez d’aventure en aventure, de porc en porc…  Euh, non, là je met Gare, à l’est, parce que vous êtes déjà un peu trop , à l’ouest…Parce que je ne sais pas si le mari de votre aventurière est le chef d’une d’entre elles, de Gare. On comprendra mieux ainsi pourquoi il est cocu.
Alors, suggérant que vous ne la lirez jamais, à cause des propos laitiers et de rencontres -mamelliferes- que vous appréciez tant, c’est avec un immense plaisir que je la confie à la poste pour vous la livrer et vous informer ici de la totale inefficacité de ce service public dont vous faites preuve.
Vous aurez sans doute compris que je n’ai pas été élevé dans la culture puisque je manie le verbe aussi bien que n’importe lequel de vos désastreux ministres. Et comme disait un autre, dans la culture, on a besoin de bras pour éclaircir les oignons et ramasser les patates.
Au sujet des oignons, je ne savais pas que votre rôle était de prendre en charge tous les nôtres. Alors pour les miens, venez dans mon champ, vous verrez combien j’en ai à vous faire déguster un par un.
Pour les patates, je vous téléphonerai bientôt, vous verrez comme la terre sent bon quand on se penche toute l’année sur elle. Et je suis sur que pour la -ramasse- vous devez être très qualifié.
On a tous relevé l’effarante incompétence et l’exacte inaptitude de votre équipe à prendre à bras le corps vos manches retroussées dans le bon sens.
Surtout près de chez vous.Parce que plus loin , c’est loin, hein…
Vous aurez aussi remarqué que je ne m’attache pas au Gandhi raton car c’est un animal qui court plus vite dans les couloirs que dans la forêt et la campagne où il n’y a personne.
D’ailleurs, j’ai écris aussi au ministre de la chasse pour obtenir la délivrance d’un permis autorisant l’abattage de ces dépouilles bruyantes.
Je n’ai toujours pas eu de réponse, alors si vous pouviez en glisser un mot à votre ami qui rote, qui pète, qui prend son cul pour une trompette, ce serait bienvenu de claironner à ses oreilles aussi. Excusez-moi de parler de cul, mais c’est votre image à la télé qui n’arrête pas de rougir comme si on vous mettait la fessée sur la figure. Vous pourriez dire aussi au nouveau Mourousi de régler le son du carré blanc pour prévenir les gosses à qui ça fait peur comme quand ma belle-mère revient de son pèle-envinage à Gourdes. Une horreur à faire dégobiller les céphalopodes les plus reculés.
Je vous conseille donc les fromages bien fait qui vous produiraient un effet -qui se coule- en favorisant une saignée qui vous raconterait tous les bienfaits de la vie que vous nous faites subir. Surtout à nous, avec vos portions magiques de crises. Crise que je vous propose, aura donc bien plus de saveur et de piquant que vous n’en n’avez jamais eu avec les produits laitiers vanillés que vous consommez en pot à retourner si journal hier ment.
Je vous le confie comme un secret populaire, au lieu de nous faire croire que la crise dépend du prix du litre d’huile ou de la margarine, que nous allons sauver notre beau pays en vous permettant de nous piquer jusqu’à notre dernière pelure et que pendant ce temps vous sifflez vos yaourts à la vanille; je vous le dis, Mr le prési-dent, arrêtez le lait, lisez ,la presse. Pas la vôtre, elle ne sait pas lire ce qu’on lui dit d’entendre à vous montrer. Lisez le courrier qu’on vous envoie. Vous pourrez ainsi faire des économies notables aux vues de ces recommandations qui devront faire glapir votre séant en vous l’essuyant sur le beau siège en argenture où vous collationnez chaque matin je suppose.
.
J’arrête là cet ainsi Pitt, Brad sue, Brad saoul, pour vous déposer la forfaiture de vos exploits en conséquence reçues par votre bien-né, mais peuple qui vous expire en exhortations de rejoindre les rangs dans un des cabinets de votre devanture nationale.
C’est un lieu qu’on doit laisser propre en partant, n’oubliez pas. Ne faites pas comme vos prés des -cesseurs- qui s’en sont mis plein les mains et la figure dans les poches. Car je crains que feu Mère Denis, de là où elle est, ne vous envoie sa tornade blanche et vous nettoyer l’os qui pue.

Et comme apparemment vous ne savez pas bien faire grand chose du presque rien que vous ne comprenez pas, je vous recommande de prendre en considération l’évènement tant attendu par tout le peuple et que je vous explique ci-dessous.
Mr le prési-dent, au lieu de vous mordre les doigts, car vous savez que vous avez les mains sales, que n’attendez-vous pour déguerpir et confier la tâche à un esprit moins D? C?anonisé que le vôtre? Et si vous ne savez pas qui, confiez-nous cette décision, à nous le peuple, pour définir quelles seront les actes à accomplir et qui nous missionnerons pour les prendre en charge.
Ce serait vachement plus démo-cratique, non ?
Sachez bien que si la main du peuple se met debout, ce ne sera pas pour vous la serrer, main bien pour vous attraper par le pantalon, vous remonter les bretelles et tout ceci sans faux-col par la cravate.
Et décidez-vous vite, car à rester trop longtemps le cul entre deux pots, on finit par faire parterre. C’est là que nous sommes.

Raoul Duchemin , Mort pour l’affranche.

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