Pas facile la vie

GS561EC-1

 

Pas facile la vie, surtout quand on ne sait pas communiquer.
Ce n’est pas une question de langage, mais de compréhension de l’autre.
Les critères sont différents pour chacun.
Se reconnaître dans un tiers n’est jamais global, même si on est à l’écoute.
Trop d’expériences ratées, non-abouties pour toutes les bonnes où les mauvaises raisons. Trop de pièges humains, administratifs, professionnels, égotiques, égoïstes…On devient méfiant, sceptique,…
La différence de culture, d’origine géographique, de génération… auxquelles on rajoute les difficultés de chaque jour, les incertitudes sociétales, les formes de discours, les attentes des autres, les besoins de tous, les duperies politiques, professionnelles, amicales, familiales,…
Il y a vraiment de quoi se perdre et parfois même d’arriver à se couper des autres, du monde, du vivant.
Que répondre à cela quand on ne trouve pas de voie, quand on bute sur les incompréhensions, quand la passion, la patience se délitent au pied du mur de la solitude. Les personnes âgées en savent quelque chose. Les malades, les handicapés, les exclus, les différents, les étrangers,…Même les morts font partie du lot.
Être conforme à la règle est une gageure,une soumission,un esclavage quand on est doué d’un regard, d’un point de vue personnel.
On vous regarde, on vous parle,avec en fond qu’ on vous considère comme une emmerdeur; un fou, un sauvage, un arriéré, un idiot, un con…
Ça empêche le groupe de fonctionner, ça le fait ramer un peu, car il faut se poser la question de l’introspection, d’un changement éventuel, du temps perdu à l’écouter, le comprendre, sans trop se fatiguer quand même.
L’ambiance générale, de nos jours, tend à être lisse, presque invisible, est expliquée dans le terme – politiquement correct- Ne pas dépasser par la forme, ni par le fond, car ça fait tâche dans le tableau qu’on montre aux autres.- L’apparence –
On tombe dans la faiblesse, la couardise, le déni de personnalité, l’obsolescence de réflexion, de sensibilité, d’altruisme. Le vrai, pas celui des enfoirés à la télé. Pas celui du larmoiement verbal aux journal télévisé, pas celui qui compatit un instant en voyant passer la misère.
On nous fait état de quelque chose de possible pour chacun, d’égalité, de fraternité et autres foutaises. On raconte aux jeunes qu’il est important d’aller à l’école pour se créer un avenir, sans leur dire qu’il faudra bien entrer dans le moule des salauds pour, peut-être s’en sortir. Les adultes racontent qu’ils sont pris au piège de la famille, du travail,…
Les retraités ont trop subi alors ils s’éteignent en silence, ou se dorent au soleil, pour ceux qui en ont les moyens. En disant bien qu’il ne faut rien changer car sinon ils risqueraient de tout perdre.
Les scientifiques bossent pour l’argent, les artistes aussi, mais eux, en plus, on peut y rajouter la gloriole.
Les élites de tous bords ne partagent plus,ou très rarement, ou contre rémunération, car ils ne savent pas la nécessité de la pédagogie. Mot barbare s’il en est…Celui qui sait doit se placer au niveau de celui qui ne sait pas.Et là, on fait l’inverse. On demande aux enfants d’être des machines à produire, des objets de consommation.
Quand on entre dans un milieu, quel qu’il soit, on doit s’adapter, seul, car il n’y a rien pour vous accueillir, vous transmettre, partager vraiment.

Alors, du coup, quand on est différent, même sans rien faire, on arrive à provoquer la jalousie, le mépris, la haine parce qu’apparemment on met en danger le confort, les habitudes, les vices bien cachés, les compromissions, les duperies, les injustices.

Dans cette façon de vivre, je ne me reconnais pas. Dans cette France du silence et du conventionnel, je ne trouve pas ma place, ni de voie à développer.
Dans cette tendance de faiblesse intellectuelle où personne ne prend partie pour autre chose que la norme qu’on accepte soi-même en silence, je ne m’y identifie pas.. Tout ceci indique bien l’état de trouille générale, de lâcheté ambiante.
Proposer quelque chose? C’est se faire mettre au ban des accusés, des méprisables, des emmerdeurs. On fini par nous envoyer à l’asile psychiatrique.

Enfant, j’avais de l’espoir, adulte j’étais convaincu, aujourd’hui, je ne suis plus là.
Ainsi, je continue mon chemin, seul, comme quand on meurt, comme quand, finalement, on vit, aujourd’hui. Et tout ce qu’on laisse à nos gosses, c’est du dépit. A part ça, la vie est belle, non ? Rien à faire du pardon pour ce que je vais dire. Merde !Fait chier !

Création Jean-Marie Albert – Tous droits réservés.

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